Fuel, la terrible déception
Classé dans Tests | par Lucas |
Je l’annonçais comme l’un des jeux les plus attendus de cet été, je trépignais de tâter le petit joujou des Bordelais d’Asobo Studio.
Un univers permanent de "beaucoup" de km², des courses endiablées à travers la pampa post-apocalyptique mad-maxienne et la possibilité de s’éclater en moto-cross, j’ai attendu, attendu.
Et Fuel est venu. Début juin sur consoles et fin juin sur PC. La précision est importante parce que pour l’avoir testé sur ordinateur, j’ai eu la désagréable surprise de voir le jeu exiger de m’inscrire au microsoft game for windows – live, condition sine qua none pour enregistrer sa partie en solo. Premier contact, raté. ![]()
Qu’à cela ne tienne, la qualité d’un jeu ne tient pas à ses drm ou autres logiciels accompagnant, mais dans le cas d’un jeu moyen, la présence ou non d’un de ces "pourriciels" risque de pousser le client potentiel à y réfléchir à deux fois avant de dépenser ses 50 euros. C’est la crise ma bonne dame.
L’histoire d’une heure de jeu
Premier contact, une petite course, remportée sans problème. Ce n’est pas ce qui m’intéresse, moi je veux me confronter aux grands espaces, aux conditions climatiques, je veux de la boue sur mes bottes, du tout terrain carte et GPS à la main. C’est ce que j’ai eu.
J’ai d’ailleurs commencé par goûter l’eau. Tombé dans le lac au bout de 50 secondes de jeu… Retour à la case départ, je regarde mon GPS, repère des points lumineux (eux-même présents dans le jeu sous forme de grands signaux rouges impossibles à rater).![]()
Seulement voilà, c’est un peu longuet pour arriver à trouver un point de départ, surtout qu’au début, on a pas forcément amassé suffisamment d’argent pour acheter le véhicule qui permettra de s’essayer à telle ou telle course. Résultat, on passe 10 minutes à contourner, ici un lac, là une montagne, pour rejoindre un point qui n’autorisera peut-être pas de participer à une course. Sale pauvre va.
L’occasion tout de même d’admirer les changements climatiques, notamment un cycle jour/nuit convaincant, rouler au phare corse vraiment les choses, mais ce n’est pas pour me déplaire, et puis les longues distances, ce n’est pas forcément un problème, j’ai personnellement survécu à GTA San Andreas.
Le système de course aussi est pas mal vu, on choisit son niveau de difficulté au départ, le GPS dynamique est très bien fait et les challenges semblent suffisamment variés pour ne pas lasser le joueur. C’est à ce moment là aussi que l’on apprécie la variété des véhicules proposés par Fuel, chacun ayant ses petites caractéristiques (je ne vais pas vous mentir, un quad ne se conduit pas exactement comme une motocyclette).
"Motocyclette", l’auteur de ce blog est dérangé
On en arrive à ce qui justifie le titre de cet article. Puisqu’on a un concept béton, une réalisation exemplaire (une profondeur de champs bluffante), tout un tas de bonnes idées, mais il manque un truc.
Ce truc, c’est le supplément d’âme, le fun. C’est bien simple, on ne rencontre pratiquement personne sur les routes et pire que tout la physique des véhicules est tellement simplifiée pour le joueur, les véhicules manquent tellement de nervosité et de répondant qu’on en arrive très vite à s’ennuyer profondément.
Ras-le-bol de ne pas pouvoir grimper cette montagne, de rebondir plus ou moins sur les arbres (même à moto) et finalement de faire tous les efforts du monde pour mériter de participer à une course courte, sans plus, sans challenge intéressant (conséquence du système de niveaux, on gagne en facile et on perd en difficile, le parcours est une donnée marginale).
Les gens qui "kiffent" les tatoués trop cools pourront "customiser" leur engin avec des supers auto-collants à gagner. Moi, ça ne me suffira pas, mais peut-être en attendais-je trop.
