Archive de la catégorie ‘Tests’

The West

Samedi 26 septembre 2009

imageClodogame a créé la polémique, ce jeu de rôle en ligne vous met dans la  peau d’un sans domicile fixe cherchant à devenir riche dans Paris. Force est de constater que l’intérêt de Clodogame est très limité du point de vue du plaisir de jouer. Dommage parce qu’il existe de nombreux jeux du même genre sur la toile et certains d’entre eux méritent qu’on s’y attarde.

Le plus simple étant de demander à ceux qui savent, Arnaud nous fait part, pour unjeuvideal.com, de son coup de coeur pour The West.

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The West est un jeu en ligne développé par les Allemands de Innogames, bien connus pour être les créateurs de Tribal Wars, entre autres.

Ce jeu se déroule dans l’univers impitoyaaaaable du Far West, et permet à chaque joueur d’incarner un personnage que l’on choisit parmi une des 4 classes du jeu (aventurier, soldat, duelliste ou ouvrier) après une courte période où l’on se contente de découvrir le jeu à travers un tutorial agréable.

Votre mission, si vous l’acceptez…

Mais entrons dans le vif du sujet : que faut-il faire pour devenir le nouveau Billy the kid ? Premièrement, remplir les missions qui nous sont assignées par divers personnages rencontrés au saloon du coin (le shérif, la danseuse, l’indien, etc.), des missions qui se divisent en 2 types : trouver telle quantité de bois, d’or ou de peaux de bête, etc. (il y a un nombre d’activité assez conséquent, ce qui fait qu’on ne s’ennuie pas trop) ou gagner un duel avec un PNJ. Parfois, il suffira juste de faire quelques heures d’un travail précis pour gagner les précieux points d’expérience ou la somme d’argent qui vous fait tellement envie… Pour cela, on déplacera son personnage sur la carte vers les divers points qui correspondent à l’activité que l’on doit faire, les temps de déplacement étant au départ plutôt raisonnables. Ensuite on choisit le temps que l’on va consacrer à cette activité (de 10 minutes à 2 heures), on peut même planifier une autre activité dans la foulée, ce qui fait qu’au maximum, votre perso aura 4 h d’autonomie, plutôt agréable si on ne veut pas être collé à l’écran toute la journée ! Car évidemment, nul besoin d’être connecté en permanence, il suffit juste de vérifier à la fin du temps imparti si on a rempli les conditions de succès de la mission.image

Ces missions remplies vont nous apporter plein de choses : de l’argent, d’abord, de l’expérience, ensuite, et, avec un peu de chance, des objets, des vêtements ou des armes que l’on pourra utiliser pour améliorer ses propres caractéristiques. En effet, chaque personnage se distingue des autres par un système de 20 attributs, divisés en 4 domaines (charisme, habileté, mobilité, force) que chacun développera suivant l’orientation qu’il souhaite donner à son perso : le duelliste mettra l’accent sur l’habileté, et notamment le tir, tandis que l’ouvrier misera sur la force, et notamment la construction. Mais attention, il s’agira aussi de ne pas négliger les autres image caractéristiques, pour pouvoir accomplir le plus de missions possibles sans se laisser enfermer par un personnage trop spécialisé ! Il existe donc plusieurs manières de faire progresser son personnage, à commencer par l’accumulation d’expérience (chaque mission ou travail effectué rapporte des points, et au bout d’un moment, on monte d’un niveau en ayant accumulé le nombre de points adéquat, ce qui permet d’augmenter de 8 points vos caractéristiques), ou le fait de se vêtir de vêtements qui vont booster certaines de vos caractéristiques tant que vous les portez. Du grand classique…

C’est là que ça se complique !

Les missions, on l’a dit, sont diverses et de difficulté progressive, chaque classe de personnage ayant droit à ses propres séries de missions, tandis que d’autres sont communes aux 4 classes.

imageMais ça n’est pas tout. L’homme étant un animal social, parait-il, vous allez rencontrer d’autres joueurs sur la carte, et il va bien falloir se débrouiller pour survivre une fois que vous aurez choisi votre classe de personnage. Et pour survivre, quoi de plus efficace que de se regrouper dans des villes ? Sauf qu’il y a un hic : dans le Far West, les villes n’existent pas, il faut les fonder ! Une fois la ville fondée, pour un prix modique, il faut la remplir. Et là, ça se complique, pour qu’une ville fonctionne bien, il faut un équilibre entre ouvriers (ceux qui bossent aux chantiers) et soldats (ceux qui défendent les ouvriers et les citoyens en général contre les exact ions des brutes sans foi ni loi qui pullulent dans le désert ou qui collectent l’argent nécessaire aux chantiers en provoquant en duel d’autres joueurs). La ville ne sert pas juste à faire joli : elle apporte plein d’avantages pour les citoyens : on paye les objets, armes et vêtements beaucoup moins cher que lorsqu’on va les acheter dans une ville à laquelle on n’appartient pas. Donc l’intérêt des citoyens est que la ville se construise assez vite, pour bénéficier de tous les avantages inhérents… Mais construire quoi ? Une épicerie, un tailleur, un armurier, un hôtel pour se reposer efficacement, tous ces bâtiments doivent être non seulement construits, mais améliorés régulièrement (jusqu’au niveau 10), pour proposer des objets ou des services toujours plus intéressants. Cette hiérarchie entre les villes permet une concurrence féroce, mais aussi des relations diplomatiques fructueuses (alliances, accords commerciaux, etc.) qui donnent au jeu un sel agréable. A noter qu’un forum interne à chaque ville permet la mise en place de votre stratégie avec vos concitoyens, imageet qu’un système de conseillers municipaux permet de nommer certains citoyens à des postes-clés, suivant leurs compétences.

Et une fois la ville terminée, les bâtiments ayant été boostés jusqu’à leur maximum, l’étape suivante est… le fort ! Le fort, qui existe en 3 exemplaires de tailles différentes par morceau de carte, coûte cher à fonder et à défendre, mais procure d’autres avantages aux joueurs, souvent d’ailleurs obligés de l’entretenir par une alliance de plusieurs villes contre les attaques éventuelles de factions qui voudraient s’en emparer… Bref, de nombreuses semaines de jeux en perspective, pour peu que l’on soit un tant soit peu motivé.

Pour conclure…

Qu’est-ce qui fait que The West sort du lot des nombreux jeux en ligne ? D’abord, comme dit plus haut, le jeu prend peu de temps par jour (même si organiser une ville puis un fort demandera une organisation efficace pour gérer les chantiers, la diplomatie, etc). Le design est sympa, les missions sont variées, et quelques utilitaires aident le joueur à s’y retrouver pour gérer son inventaire et les missions à effectuer. Facile d’accès pour qui a déjà joué à un jeu d’aventure ou pour les rôlistes invétérés, la gestion des personnages est assez fine et permet de nombreuses combinaisons avec la répartition des caractéristiques et des objets de l’inventaire. Les nombreux mondes à disposition (dont 2 pour la France) permettent en outre de jouer plusieurs personnages parallèlement et donc d’essayer chaque classe de perso, pour des stratégies à chaque fois différentes. Bref, une réussite !

Arnaud

Medieval II : Total War, toujours d’actu

Dimanche 16 août 2009

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Alors qu’Empire a débarqué sur PC il y a déjà plusieurs mois, unjeuvideal.com profite de cette période de disette et de vacances pour proposer à tous ceux qui n’auraient pas des machines de course en guise d’ordinateur de dépoussiérer le précédent opus de la licence Total War, notamment grâce à la sortie récente du mod Third Age basé sur Le seigneur des anneaux.

 

 

 

Back dans les bacs00406146-photo-medieval-ii-total-war

Medieval II : Total War est sorti en novembre 2006, il est techniquement encore très honorable et ne rame pas trop sur la plupart des PC achetés depuis cette époque. Sur le plan du gameplay, il a aussi pas mal d’arguments à faire valoir, très riche, varié, passionnant, il ne manquerait plus qu’on se prenne d’affection pour les humains dont on met les vies en jeu… Fit, on est là face à un immense jeu d’échecs dans lequel le sacrifice d’un pion est parfois nécessaire.

Kingdoms, sorti en août 2007, apporte un grand coup de fraicheur à ce jeu 61M5eWRHZELmalheureusement limité à la seule carte eurasienne avec quatre nouvelles campagnes,  notamment la passionnante conquête de l’Amérique centrale par les conquistadores vous demandant de choisir entre les populations indigènes nombreuses mais faibles, sans armures et avec peu d’armes ou les Espagnols à la terrifiante force de frappe, surtout qu’ils peuvent enrôler des locaux pour combattre à leur côté et apporter le surnombre.
On est d’ailleurs bien vite tenté de se servir d’eux comme de la chair à canon, opération bouclier humain et assauts désespérés, se gardant bien de sacrifier nos hommes en armure, denrée rare et précieuse. A ce propos, faites bien attention, il ne faut pas grand chose pour que les troupes se sentent acculées et décident de prendre la fuite, je ne compte plus le nombre de batailles perdues à cause de la lâcheté de mes hommes (lâcheté ou instinct de survie…).

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Le jeu et son extension doivent être trouvables pour une dizaine d’euros chacun.

Un pour les gouverner tous

Près de 2 ans après, le 26 avril dernier, est sorti le mod gratuit Third Age basé sur l’univers du seigneur des anneaux. Inspiré à la fois par les livres de John Ronald Reuel Tolkien et la trilogie de Peter Jackson, autant dire que ce mod annoncé il y a un an était très très attendu par les fans.

Le boulot est colossal, la carte est ironguard4px5évidement entièrement retranscrite, on compte 12 factions (Gondor, Rohan, les nains, trois sortes d’elfes et des méchants comme les Orcs et le Mordor) et tout un tas d’unités fidèlement reproduites… On note d’ailleurs que les généraux ont des portraits tirés du film et, pour avoir utilisé les nains, j’ai eu dans mes rangs Gimli en personne (il est malheureusement mort stupidement égorgé par un Orc).

Pour les fans de l’univers, il me paraît indispensable de s’essayer à ce mod, il apporte une alternative crédible aux deux jeux de stratégie (Bataille pour la terre du milieu 1 et 2) et il semble avoir les armes pour nous faire perdre à nouveau un bon paquet de nuits que nous aurions de toutes façon passé à dormir.

En revanche, il va falloir s’armer de patience. A l’image de medieval II, il est nécessaire  de prendre son temps en début de partie sous peine de se faire plier la gueule sans ménagement par un troupeau d’orcs enragés, et, c’est plus gênant, on a vite à souffrir de l’hyper-spécialisation des races, mumakaa7je me suis vite ennuyé de l’absence de cavaliers nains, on a donc un peu le même regret que lorsqu’on joue les indigènes dans Kingdoms, à savoir le manque criant de possibilités tactiques, c’est soit le surnombre, soit le travail de sape avec les armes de jet et dans une moindre mesure le contournement.

M’enfin, je vais peut-être recommencer avec une autre race, ça a l’air trop la classe les Oliphans.

Il vous faudra à la fois Medieval II Total War et l’extension Kingdoms pour pouvoir y jouer, Third Age est à télécharger gratuitement ici

Fuel, la terrible déception

Samedi 18 juillet 2009

FUEL
Je l’annonçais comme l’un des jeux les plus attendus de cet été, je trépignais de tâter le petit joujou des Bordelais d’Asobo Studio.

Un univers permanent de "beaucoup" de km², des courses endiablées à travers la pampa post-apocalyptique mad-maxienne et la possibilité de s’éclater en moto-cross, j’ai attendu, attendu.fuel-14

Et Fuel est venu. Début juin sur consoles et fin juin sur PC. La précision est importante parce que pour l’avoir testé sur ordinateur, j’ai eu la désagréable surprise de voir le jeu exiger de m’inscrire au microsoft game for windows – live, condition sine qua none pour enregistrer sa partie en solo. Premier contact, raté. fuel-11-51-28-12

Qu’à cela ne tienne, la qualité d’un jeu ne tient pas à ses drm ou autres logiciels accompagnant, mais dans le cas d’un jeu moyen, la présence ou non d’un de ces "pourriciels" risque de pousser le client potentiel à y réfléchir à deux fois avant de dépenser ses 50 euros. C’est la crise ma bonne dame.
 

L’histoire d’une heure de jeu

Premier contact, une petite course, remportée sans problème. Ce n’est pas ce qui m’intéresse, moi je veux me confronter aux grands espaces, aux conditions climatiques, je veux de la boue sur mes bottes, du tout terrain carte et GPS à la main. C’est ce que j’ai eu.

J’ai d’ailleurs commencé par goûter l’eau. Tombé dans le lac au bout de 50 secondes de jeu… Retour à la case départ, je regarde mon GPS, repère des points lumineux (eux-même présents dans le jeu sous forme de grands signaux rouges impossibles à rater).fuel-pc-026

Seulement voilà, c’est un peu longuet pour arriver à trouver un point de départ, surtout qu’au début, on a pas forcément amassé suffisamment d’argent pour acheter le véhicule qui permettra de s’essayer à telle ou telle course. Résultat, on passe 10 minutes à contourner, ici un lac, là une montagne, pour rejoindre un point qui n’autorisera peut-être pas de participer à une course. Sale pauvre va.

L’occasion tout de même d’admirer les changements climatiques, notamment un cycle jour/nuit convaincant, rouler au phare corse vraiment les choses, mais ce n’est pas pour me déplaire, et puis les longues distances, ce n’est pas forcément un problème, j’ai personnellement survécu à GTA San Andreas.

FUEL 09-28-29-27Le système de course aussi est pas mal vu, on choisit son niveau de difficulté au départ, le GPS dynamique est très bien fait et les challenges semblent suffisamment variés pour ne pas lasser le joueur. C’est à ce moment là aussi que l’on apprécie la variété des véhicules proposés par Fuel, chacun ayant ses petites caractéristiques (je ne vais pas vous mentir, un quad ne se conduit pas exactement comme une motocyclette).


"Motocyclette", l’auteur de ce blog est dérangé

On en arrive à ce qui justifie le titre de cet article. Puisqu’on a un concept béton, une réalisation exemplaire (une profondeur de champs bluffante), tout un tas de bonnes idées, mais il manque un truc.

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Ce truc, c’est le supplément d’âme, le fun. C’est bien simple, on ne rencontre pratiquement personne sur les routes et pire que tout la physique des véhicules est tellement simplifiée pour le joueur, les véhicules manquent tellement de nervosité et de répondant qu’on en arrive très vite à s’ennuyer profondément.

Ras-le-bol de ne pas pouvoir grimper cette montagne, de rebondir plus ou moins sur les arbres (même à moto) et finalement de faire tous les efforts du monde pour mériter de participer à une course courte, sans plus, sans challenge intéressant (conséquence du système de niveaux, on gagne en facile et on perd en difficile, le parcours est une donnée marginale).

Les gens qui "kiffent" les tatoués trop cools pourront "customiser" leur engin avec des supers auto-collants à gagner. Moi, ça ne me suffira pas, mais peut-être en attendais-je trop.